bonsoir

•28 avril 2009 • Laisser un commentaire

bonsoir

Medullosurrenale’s Project

•8 avril 2009 • Laisser un commentaire

Connaissez-vous Medullosurrenale’s project ? C’est un groupe un peu psyché, un peu pop, un peu électro, assez space, mais vraiment trop génial !

image du groupe

image du groupe

et ton programme pour cet été, il est vide comme un Lapinot après le passage d’une tortue ? (BAH!)

•2 mars 2009 • Laisser un commentaire

Salut les cocos ! Me revoili-voilou-voilà !

Cet article est en fait un appel à l’aide, une demande désespérée de soutien, de propositions, d’idées… N’ayant pas réussi à joindre Nicolas pour qu’il crée une commission de réflexion sur ce-que-je-vai-faire-cet-été, me voilà obligé de faire appel à vous, les surfeurs, le public, l’adoré mi fa sol. (voyez à quel genre de blagues je suis réduis !)

Où allons-nous ? D’où venons-nous ? J’ignore de le savoir

disaient très justement les membres du groupe Tranxen 200. Mais moi, en revanche, je veux savoir où je vais ! Et je ne le sais pas (enfin si, à l’exception de cet été ^^)

Ma vie s’articule en trois phases :

  1. De ma naissance au concert de Ska-P le 2 mai au Phare
  2. Du concert de Ska-P au mois de septembre
  3. Du mois de septembre à ma mort.

Et là le problème est clair : ma vie a été et sera remplie… sauf pedant cette période amère, difficile, sournoise : la seconde période ! Après le concert de Ska-P, en effet, et le bac (évènement mineur), et ce jusqu’au mois de septembre, je n’ai absolument rie de prévu, je ne vais nulle part, je ne fais rien… JE VEUX SAVOIR OÙ JE DOIS ALLER ! naméoh!

allez, un peu de musique ne fait jamais de mal, écoutez-moi ça (en entier, oui oui)

et pour le reste de l’album (la première chanson, vous devez la connaître), faut aller voir ici : http://www.deezer.com/#music/album/84565

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Mais reprenons. Comme disait Cyrine G. en 2008 (texte tiré du tome 1 de Moi, ma vie, mon œuvre, mon nounours, une biographie exhaustive de Cyrine G., par Kenzi E.) :

Et cet été, tu comptes faire? Moi j’ai bien envie d’aller me murger aux fêtes de Bayonne, ou de Dax, ou de Mont de Marsan, ou bien d’aller à la fête du Chipiron (=le bébé du calamar qui se mange frit ou avec une sauce à l’américain) qui se déroule le 13 juillet à Hendaye et où il y a l’équipe de rugby junior (de beauxe et jeunes éphèbes) qui servent la bière et la sangria. Mais aussi, il y a des bandas avec l’homme de ma vie dedans, un trompettiste blond [il ne s'agit pas de Pinnelblondie, nda] que j’appelle tristement ‘numéro 18′ (car je ne sais que son numéro) et que je regarde désespèrement chaque année. Je suis sûre que si tu venais avec moi à cette fête (et avec d’autres gens) ta puissance de scandale débloquerait la situation, et ta finesse légendaire m’arrangerait un coup… NAN?

Ce texte, court, certes, mais néanmoins d’une intensité et d’une profondeur rares, m’a fait réfléchir : irais-je “me murger” à ces fêtes ? Non, certainement pas, mon aversion pour l’alcool étant désormais unilatéralement reconnue… Alors que faire ? Je ne sais pas, je suis profondément déstabilisé par cette situation dramatique, sans issue certaine ! Aidez-moi !

http://www.acapela.tv/good-old-times-bc996ff21480.html

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Et voilà… Alors plusieurs propositions ont été faites, que je récapépète depuis l’bidule, comme dirait l’autre :

  • Travailler dans un champ ou similaire, je ne sais où, au mois d’août (avec Elsa et Elisabeth et Joris)
  • Partir outre-manche dans le seul but de camper devant chez David Gilmour jusqu’à ce qu’il accepte de nous ouvrir sa porte
  • Proposition très ancienne de Biotsioduté, qui voulait louer une baraque au bas mât, ou autre part, d’ailleurs, à beaucoup, et y pulper une semaine ou deux avec plein de gens chouettes.
  • Marine L***** V******** B** avait relancé l’idée du voyage en Espagne de l’an dernier (assez peu probable que ça se fasse, sauf qi elle pulpe un coup d’accélérateur)

Qu’est-ce qui se fera ? Quand ? Pourquoi ? Comment ? Où ? Avec qui ? Combien de temps ? Etc… J’attends avec impatience vos réponses pilates par commentaire adélie.

jaune

•9 février 2009 • Un commentaire

Jeux c’est, ceux blog ait Hun petit peux an stant baille c’est tant si, mée noeud vous inquiet taie sûr tous pas, ont va revenir bientôt avec de nouveaux articles écrits en Français correct.

En attendant vous pouvez vous défouler par commentaires contre les gens qui ékriv com sa toul tan… Allez-y, lâchez tout ! Ceci est un artile-psychanalytique ! DEFOULEZ-VOUS !

souris

J’AI PLUS DE SHIT !

•1 février 2009 • 4 commentaires

Tout à l’heure (et même encore maintenant en fait) je surfais sur le net pour préparer mon exposé d’ECJS que je dois faire demain, sur les différentes sortes de drogues.

D’ailleurs à ce propos, petite anecdote rigolote, la dernière fois je demandais à ma prof quel était l’intitulé exact de notre exposé, et comme je n’avais pas beaucoup de temps, j’ai écrit directement sur mon portable avec le T9… et j’ai eu : “Quelle a été l’évolution de la droite et comment se propage-t-elle encore aujourd’hui?”. OH OUI ALORS! On s’le demande.

Bref, tout ça pour dire qu’en mode T9, droite et drogue sont les mêmes choses. Chouette hein?

Et pour revenir à mes barettes, je suis tombée sur un article que j’ai trouvé vachement sympa, parce qu’il parle de l’augmentation du prix du shit ces 20 dernières années. Et là je hurle “SCANDAAALE!”. On aurait vraiment dû naître dans les années 50 (comme ça on aurait fait Woodstock, on aurait vécu la libération sexuelle, on aurait battu les pavés de nos pieds nus, on aurait pu voir des tas de concerts supers chouettes (les Floyd du temps où ils étaient tous les 4, que ce soit avec Syd Barret ou pas, n’est-ce pas?), et on aurait vécu tout un tas d’autres choses vraiment sympatoches. Et puis on aurait pas eu Sarko ni Bush, non non…). ‘Fin bref, on naît quand on peut hein… Voici donc l’article!

“J’AI PLUS DE SHIT !”

Quelques semaines avant les émeutes de banlieue, la France a été frappée par une grosse pénurie de cannabis. Rareté de la résine, hausse vertigineuse des prix : et si tout était lié ? “Technikart” a enquêté sur cette étrange coïncidence.

Et si la crise des banlieues que la France a connue en novembre dernier, qualifiée « d’insurrection non organisée » par un rapport des renseignements généraux, était due à une gigantesque pénurie de cannabis ? Vous y croyez, vous ? C’est un pote de province qui nous a mis sur cette piste alléchante où, par de subtiles ramifications, se mêlent insurrection nationale et trafic de drogue mondialisé, guérilla de proximité et géostratégie. Depuis des années, cet irréprochable citoyen français se réveille le matin en s’envoyant un joint de marocain chargé comme un B52, histoire de se retrouver avec les yeux en face des trous -ou presque. Pourtant, malgré toute sa bonne volonté, l’accomplissement de ce rituel matinal est devenu ces derniers temps de plus en plus problématique. « Je ne sais pas ce qui se passe, mais depuis huit mois, on ne trouve plus de shit, confie-t-il. Ca fait vingt ans que je fume et j’ai jamais vu une situation comme celle là. » Notre contact n’est pourtant pas un petit fumeur du dimanche. Il connaît bien les filières d’approvisionnement et fréquente depuis longtemps les gros discounters. Selon lui, le peu de cannabis qui circule encore se révèle être d’une qualité médiocre, avec une faible teneur en THC (le principe actif, NDLR). « Tu galères comme c’est pas permis pour avoir un plan honnête, confirme ce consommateur dépité de la région parisienne. Sur le peu qui reste sur le marché, il y a 70% de merde. T’es obligé d’en mettre trois fois plus pour que ça te fasse le même effet. »

Nous recueillons de nouveaux témoignages concordants en provenance du show-business. Nicolas, membre d’un groupe d’électro-dub bien connu, est lui aussi déboussolé par cette grande disette cannabique qui s’est durablement installée : « Depuis six mois, le marché est devenu très opaque. Avant, tu pouvais facilement te procurer un 100 grammes de marocain. Aujourd’hui, les prix ont doublé. Le shit est en train de devenir un luxe, comme les clopes. Les consommateurs bobos ne comprennent pas ce qui se passe. » En quelques mois, le prix du kilo de com’ (le haschich le plus commercial, NDLR) est passé de 1000 à 1500 euros sans aucune explication. L’incompréhension des fumeurs de base est d’autant plus forte que la résine de cannabis avait acquis ces dernières années -et à jamais pensait-on- le statut de produit de consommation courante. Dans ce monde d’abondance, des légions de jeunes aux sourires béats reprenaient en cœur le tube de Stupéflip « J’fume pu d’shit », sans se douter un instant de son caractère prophétique. « Le soir du réveillon, je n’avais même pas de quoi me rouler un petit joint. Tu te rends compte ! », se lamente un Calimero de la hype. « C’est vrai que par le passé, il y a déjà eu de petites pénuries, mais elles étaient auto-organisées pour faire monter les cours, nous confie un usager revendeur. Là, ça n’a rien à voir. Selon les rumeurs, le problème viendrait directement de la zone de production. »

Eradication des cultures

A ce stade, les regards inquiets et implorants de milliers de consommateurs se tournent en direction du sud. Dans un rapport paru en 2003, Bernard Petit, chef de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) déclarait : « L’honnêteté me pousse à dire que 85 %, voire 90 % de la résine de cannabis interceptée dans tous les pays d’Europe provient du Maroc. C’est le Maroc qui est le grand producteur de résine de cannabis pour toute l’Europe. » Selon certaines estimations, de 70 à 90% du haschich consommé dans l’Hexagone serait issu de cet embarrassant pays « frère » où le nombre d’hectares cultivés a explosé dans les années 80. Alors que la culture était jusqu’alors entourée d’une opacité tacitement entretenue par le gouvernement marocain, l’arrivée de Mohamed VI au pouvoir se solde par une dissipation progressive de ce voile de fumée. En 2003, l’ONU remet pour la première fois un rapport croisant des données satellitaires et des enquêtes de terrain. Au lieu des 50.000 hectares de culture jusque là recensés officiellement, ce sont quelques 130.000 hectares qui s’avèrent être recouverts de plants de cannabis, assurant la subsistance de cinq provinces. « A partir de ce moment là, explique la chercheuse Kenza Afsahi, la politique du gouvernement marocain a changé. Même si tout n’est pas encore très clair et si les mentalités vont mettre du temps à changer, ils ont publiquement annoncé qu’ils voulaient éradiquer les cultures. Grâce aux subventions de la commission européenne, ils encouragent les paysans à abandonner le cannabis et, lorsque ce n’est pas le cas, ils envoient l’armée qui détruit les champs en mettant le feu, en arrachant les plants ou bien en utilisant des produits chimiques. J’ai moi-même assisté à ce genre d’opération qui ne réjouit pas vraiment les producteurs locaux. »

Rapidement, les effets de ce volontarisme étatique qui vise à modifier en profondeur l’image du Maroc sur la scène internationale se font sentir. Entre 2003 et 2004, le nombre d’hectares cultivés passe de 134.000 à 125.000, une diminution d’autant plus importante qu’elle touche des zones irriguées à fort rendement. La production de résine de cannabis connaît elle aussi une baisse notable, de 3070 tonnes de résine en 2003 à 2760 tonnes en 2004. Mais ces chiffres seuls ne suffisent pas à expliquer l’ampleur de la pénurie que le France a connue et connaît encore, malgré une légère amélioration. « Même si nous n’avons pas de nouveaux chiffres, explique Kenza Afsahi, l’éradication se poursuit, c’est un mouvement de fond qui s’est amorcé. Pour comprendre la pénurie, il faut ajouter à ça des facteurs conjoncturels : il y a eu cette année une très forte sécheresse au Maroc ainsi qu’un énorme tremblement de terre en 2004 à Al Hoceïma, une importante zone de production. » Bref, les éléments semblent s’être ligués pour rendre la vie du fumeur de bédo occidental impossible. « L’autre facteur important, explique le spécialiste de l’économie souterraine Nacer Lalam, c’est le renforcement de la répression et des contrôles depuis les attentats de Madrid en 2004. » Beaucoup du haschich qui remontait dans les voitures personnelles n’arrive plus -trop de risques- et les saisies des douanes ne cessent d’augmenter.

“T’imagines le choc !”

En raison de tous ces facteurs combinés, plusieurs observateurs de terrains rencontrés durant cette enquête avancent cette statistique ahurissante : au plus fort de la pénurie, il ne restait plus selon eux sur le marché que 10% du haschich habituellement en circulation. Ces chiffres n’ont bien entendu aucune valeur scientifique, mais ils permettent de donner une idée de l’assèchement réel du marché. « Quand j’ai vu arriver le moment où je n’avais plus rien à fumer, j’ai envoyé chier tout le monde autour de moi, nous avoue ce consommateur sur les nerfs. La pénurie s’est déclenchée tout d’un coup, t’imagines le choc ! » Massivement consommé dans l’hexagone, le haschich produit aujourd’hui des effets psychotropes à l’échelle de toute une population, fonctionnant comme une véritable camisole vaporeuse. Sur le site Hometox, spécialisé dans les dépendances, ses effets sont décrits de la façon suivante : « Le cannabis entraîne une modification des perceptions avec immersion dans l’expérience immédiate, allongement du temps vécu, embellissement des sensations auditives, et à forte dose, transformation des perceptions visuelles et corporelles. La plupart du temps, ces changements sont assortis d’un état d’euphorie suivi d’une sédation qui débouche sur un sommeil de bonne qualité. » En gros, le chichon permet de faire de beaux rêves et de contenir artificiellement sa violence intérieure.

« Le cannabis a toujours été utilisé par le peuple pour résister aux situations difficiles, un peu comme la feuille de coca permet de marcher pendant des heures sans ressentir la fatigue, » explique Kenza Afsahi. Ce mirage à la fois intime et social, le rapper Ideal J l’a traduit fort justement dans son album Le combat continue : « Un nuage de fumée me contient, dans un simple joint ma rage je contiens. » Difficile de croire, alors, que cette pénurie massive de haschich n’a pas joué un rôle important dans les émeutes de banlieues. Au cœur des quartiers, certains n’hésitent pas à l’affirmer. « Ces derniers mois, sur le terrain, les jeunes avaient les crocs. Beaucoup n’avait rien à fumer et la tension était palpable. Quand le gâteau est de plus en plus petit, les rapport se durcissent », explique un usager/revendeur. « Il y a quelques semaines, un des gars à qui j’achète en général par kilos est monté dans une grosse cité de la région parisienne où il a l’habitude d’aller. Il est revenu avec 22 grammes ! Je te laisse imaginer le climat sur place », confie un usager de province. La pénurie, si elle ne remet pas en cause les raisons profondes des émeutes (un drame et une situation sociale de plus en plus intenable dans les banlieues où plus de 40% des jeunes sont au chômage), produit incontestablement des effets auxquels les technocrates européens n’avaient pas songé lorsqu’ils ont encouragé le Maroc à diminuer ses cultures. « Cette pénurie a pu constituer un facteur contextuel non négligeable dans la crise récente, avoue Nacer Lalam, universitaire spécialiste des économies informelles. Ce sont les études sociologiques de terrain qui devront déterminer dans le futur son impact réel. »

La crack a remplacé le shit

Cette diminution des doses de sédatif en circulation dans le corps social peut-elle expliquer, plus largement, le climat électrique que connaît actuellement la France et dont le dernier épisode en date est la mise en déroute du train Nice-Lyon par une bande de jeunes surexcités ? Le pays serait-il rendu ingérable par une crise de manque généralisé ? Un dealer fraîchement revenu de la Guadeloupe nuance : « Dans la cité, si tu as de bonnes connexions, il y a toujours moyen de trouver quelque chose. » Ces supermarchés à ciel ouvert, qui figurent l’aboutissement de l’utopie capitaliste, se réadaptent avec plus de rapidité que n’importe quelle autre structure commerciale aux aléas du marché. « Quand il n’y a plus de marocain, les vendeurs et les consommateurs se tournent vers d’autres produits, souvent plus durs, analyse Alain Labrousse, fondateur de l’Observatoire géopolitique des drogues. Dans les années 80, sur l’île Maurice, une campagne d’éradication du cannabis avait débouchée sur une épidémie d’héroïne. Chez nous, la coke est aujourd’hui la menace principale. » S’ils ne plongent pas forcément le nez dans la poudre, les jeunes des quartiers fument du haschich en provenance d’Afghanistan, du Pakistan ou bien de l’herbe chimique venue de Hollande, autant de produits dont les effets sont plus violents. Alors que le shit marocain vous transforme en philosophe de rez-de-chaussée capable de deviser pendant des heures sur l’horreur insupportable de votre condition en inhibant tout passage à l’acte, la weed batarde vous fait pousser dans le dos des ailes de warrior survolté. Voilà qui expliquerait l’actuel climat à la Orange mécanique qui plane sur l’Hexagone et le fait que de plus en plus de gens mettent en œuvre sans complexe leurs scénarios hallucinés. Via un contact, un gros dealer de banlieue nous propose même de venir l’interviewer dans une cave du 9.3. « Le problème, nous dit le contact, c’est qu’ils veulent t’emmener là bas avec une cagoule sur la tête et qu’ils t’ont préparé sur place une petite mise en scène. » Excusez moi, j’adore le folklore, mais une prochaine fois si vous voulez bien !

Nous réorientons donc nos recherches en direction des forces de l’ordre. Celui qui nous appellerons à sa demande le commandant Loulou, vieux routard de la police, considère les kilos de cannabis qui transitent sous son nez comme de précieux adjoints de sécurité. « S’il y a aujourd’hui en France une paix sociale relative, c’est grâce au cannabis. Sans ça, nous explique ce fonctionnaire qu’on croirait tout droit sorti de The Shield, les banlieues auraient explosé bien avant et avec encore plus de violence. Ce sont d’ailleurs les gros dealers et les religieux qui ont ramené le calme. Grâce au cannabis, les jeunes restent cantonnés à un petit trafic qui ne fait pas trop de vagues. Si tu leurs enlève ça, ils vont passer à des choses beaucoup plus dures, comme les braquages. Il y a une grosse hypocrisie : les pouvoirs public te disent qu’ils veulent lutter contre les stupéfiants, mais c’est bidon. Sur le terrain, on n’a aucun moyen, on est juste là pour tondre la pelouse, pas pour s’attaquer aux racines. La drogue est une guerre que la police a perdue. » Au-delà des saisies spectaculaires annoncées à grands renforts de communiqués, ce flic de terrain témoigne d’une réalité quotidienne sans doute plus proche de la vérité. Dans de nombreux quartiers, la résine de cannabis fait figure d’ultime ciment social.

Pour essayer de mieux comprendre ce phénomène, nous prenons rendez-vous avec Kader, un ancien trafiquant de la porte de Clignancourt. Après quatre passages par la case prison, il s’est décidé à raccrocher et raconte ses galères dans un livre passionnant : Dealer. Kader nous attend à côté des distributeurs de billets, là où il y a quelques années il a tenté de vendre du cannabis à l’écrivain Yann Moix avant de lui proposer un peu plus tard son manuscrit. Yann Moix ne lui achètera pas de shit mais lui trouvera un éditeur. « Ce que je voulais dire, avec ce livre, c’est que les dealers ne sont pas des gens mauvais : moi je ne suis pas sorti du ventre de ma mère avec un couteau dans une main et une plaquette de 250 grammes dans l’autre. Si tu deales, c’est par nécessité. Quand t’as une tête d’arabe, comme moi, t’as du mal à trouver du boulot. Alors tu traînes avec tes potes à la sortie du métro, tu fumes et, comme tu as toujours ta tête de basané, les gens viennent te voir en te demandant si t’as rien à vendre. Voilà comment ça commence. Sans trop forcer, tu peux rapidement te faire 4000 euros par mois. » Grâce au succès médiatique de son livre, Kader est contacté par le ministre de l’Emploi Jean-Louis Borloo, qui lui commande un rapport sur les attentes des jeunes des quartiers. « Ce qu’il veulent, c’est simple, c’est un taf et un appart’. Mais comme ils savent que personne ne les aidera, ils se prennent directement en charge et n’attendent plus rien de cette société. Aujourd’hui, à Clignancourt, le shit a quasiment disparu. Les jeunes de 16 ans vendent du crack sans avoir conscience de la gravité de leur acte. En quelques années, le quartier est devenu morbide. » A vrai dire, le temps où le marocain coulait à flots fait presque figure de paradis perdu.

par Nicolas Santolaria, “Technikart” 15 février 2006

HAHAHA ! Je suis décidément fanatique de cet article!
“cet irréprochable citoyen français se réveille le matin en s’envoyant un joint de marocain chargé comme un B52″
“Alors que le shit marocain vous transforme en philosophe de rez-de-chaussée capable de deviser pendant des heures sur l’horreur insupportable de votre condition en inhibant tout passage à l’acte, la weed batarde vous fait pousser dans le dos des ailes de warrior survolté.”
“A vrai dire, le temps où le marocain coulait à flots fait presque figure de paradis perdu.”

N’empêche, c’est vraiment scandaleux, il faut le reconnaître! Quand on voit qu’aujourd’hui, un gramme de shit se vend entre 4 et 6 euros, et qu’on imagine qu’il y a 20 ans il devait se vendre l’équivalent de 2-3 euros, y a de quoi être énervé!

JE VOUS INVITE DONC à signer de toute urgence la pétition du 18 joint que mon copulpineur vous avait présenté quelques articles auparavant!
ICI CLIQUEZ, LA, AQUI, CLIQUEZ ICI, MAIS CLIQUEZ BON DIEU! OHE, VOUS ALLEZ CLIQUEZ?

Sharko

•30 janvier 2009 • Laisser un commentaire

sharko

Grève générale + manifestations dans toute la France (300 cortèges en tout) : 2,5 millions de personnes dans la rue, dont… 80000 à Toulouse !!!

grève des blogs

•29 janvier 2009 • 3 commentaires

Appel à la Grève des blogs ! Le Mouvement Démocrate Grolandais (GroDem)

appelle tous les blogueurs de gauche du centre du centre gauchede la gauche du centre

et d’extrême gauche

et d’ailleurs

à observer la 1ère Grève Générale (reconductible) des blogs le Jeudi 29 Janvier 2008

en ne publiant que cette image :

grèves

encore des sabotages à la sncf -_-’

•21 janvier 2009 • 2 commentaires

“Sale juif”

•19 janvier 2009 • Laisser un commentaire

Voilà. On vous l’avait dit… Ne pas croire ce que dit TF1… De toutes façons, ne pas croire ce que racontent les médias… Où se renseigner ? Dans l’ordre, je dirai “Là-bas si j’y suis”, puis “rue89″, “bella ciao“, “arte”, “canal plus”… What else ?

Bref, c’est cet article qu’il faut lire, pour comprendre pas mal de choses, de non-dits, de “on dit” aussi !

Shlomo Sand (voir sa pulpe Wikipédia) est professeur d’Histoire à l’Université de Tel-Aviv, en Israël (ou devrais-je dire en Palestine). Il publie cet article après avoir sorti un bouquin du même titre (que je n’ai pas lu mais ça ne saurait tarder), où il remet en question la première partie du terme “peuple juif”. Est-ce un peuple ? Y a-t-il un peuple Juif ? Pourtant on prétend que oui, et on a d’ailleurs créé l’Etat d’Israël pour rassembler tous les membres de ce peuple… Mais il n’y a pas, pourtant, de peuple chrétien, de peuple protestant, de peuple musulman… Non, il y a le peuple Allemand, le peuple Irlandais, le peuple Catalan, le peuple Berbère, le peuple Iranien, etc… Alors pourquoi y aurait-il un peuple Juif ? Parce qu’ils étaient en Israël il y a des siècles, qu’ils ont été chassés, et qu’ils ont dû s’éparpiller, et passer de peuple uni à diaspora, dans toute l’Europe……

Lisez l’article, vous verrez… vous comprendrez.

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(petite précision, pour les notes entre parenthèses, passez juste la souris dessus, et il s’affichera, outre la grosse bulle moche inutile, une petite bulle, qui se trouvera être la note en question)

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. Comment le peuple Juif fut inventé .

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Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.

Par Shlomo Sand

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Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.

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Le judaïsme, religion prosélyte

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci… était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

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A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

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Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.

Shlomo Sand.

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Hum… Ça fait réflechir, hein ?

Remis dans le contexte actuel, on se dit qu’il y a un pays d’étrangers de toutes origines attaquant un peuple, car ces étrangers prétendent être ce peuple-là même qu’ils tuent… C’est le monde à l’envers !

En réalité, je vous le dis, messieurs-dames… il n’y a qu’une seule vraie véritable solution durable pour la paix en Palestine : la réunion des deux “entités”, la réunion des Juifs d’Israël, des Musulmans d’Israël, des Chrétiens d’Israël, des Athées d’Israël ; et la réunion des Juifs des “territoires palestiniens”, des Musulmans des des “territoires palestiniens”, des Chrétiens des des “territoires palestiniens”, des Athées des des “territoires palestiniens”… En un seul et même état, laïque, démocratique…

VOTEZ – IMPORTANT – URGENT !

•17 janvier 2009 • 17 commentaires

Oui, je sais, ça casse assez tout ce qu’il y avait avant, mais il n’empêche…

IL ME FAUT UN PONCHO!

Et je ne sais lequel choisir parmi ceux-ci :

ALORS VOTEZ EN COMMENTAIRES !

A)

31€

Laine de mouton

B)

24€

venant des usa -_-’

C)

24€

USA aussi…..

D)

27€

origine Bolivie…

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.   A priori, et vu les votes au 18 janvier à 00h31, je partirai plutôt vers le orange….. Mais tout peut changer, en particulier si Elsa ou son frère (très mignon) viennent voter ici !

hippie2hippy1